En ce dimanche de la Fête-Dieu, dimanche 14 juin 09, la messe à Plan-les-Ouates avait des allures de fête . Un groupe de musiciens a soutenu les chants, et Bernard Boimond nous a retracé la vie du curé Vermot fondateur et premier curé de la paroisse. Le soleil radieux de ce jour nous a permis de nous retrouver dehors pour la bénédiction de la statue "Abba Père"("Mon Père"), Christ à genoux les bras levés vers le ciel, offerte à la paroisse par un généreux donateur. Toujours à l'extérieur, l'apéritif a clôturé cette fête très réussie.
 L'abbé Vermot | L'abbé Vermot est né en 1913 dans le jura neuchâtelois. D'une famille modeste, son enfance est marquée par la foi de sa famille. L'adolescence arrive dans l'après-guerre avec son cortège d'interrogations sur la vie. Il est doté d'une intelligence remarquée et d'un esprit quelque peu espiègle qui le suivra tout au long de sa vie. Hésitant sur une vocation sacerdotale, il la confirmera en juillet 1939 par une ordination. Nommé comme vicaire à Genève en la paroisse de St-Joseph, il devra faire l'apprentissage de l'urbanisme. Il traverse les épreuves d'un jeune vicaire confronté à son curé plutôt autoritaire, et à des paroissiens de tous bords et de toutes tendances, l'ensemble sur un fond de privation et d'incertitude d'une période de guerre mondiale. Décidé à surmonter les obstacles, avec sa bonté, son engagement sans relâche, sa rigueur et son franc parlé, il est apprécié. C'est avec ces caractéristiques qu'il arrive à Plan-les-Ouates, d'abord comme recteur de la communauté, érigé en paroisse en 1951. Cette même année il est nommé curé de Plan-les-Ouates dont il s'attachera profondément; la chapelle de Saint-Bernard de Menthon est agrandie et devient l'église paroissiale que nous connaissons aujourd'hui avec toutes les transformations qui dureront jusqu'en 1983.
Il est à l'écoute de l'évolution du temps et agit en conséquence. Son discernement pointe déjà l'évidence d'associer des laïcs à l'organisation spirituelle et matérielle du Rectorat, ceci bien avant le Concile Vatican II qui, plus de 10 ans plus tard, décrétera la participation des baptisés à la mission de l'Eglise.
Le Curé Vermot s'engagera, d'une manière inlassable, à ce que la foi soit transmise à toutes les générations, et ouvrira la piste de l'information par le journal "C'est demain dimanche". Homme de foi et d'ouverture, son action s'est largement répandue avec les questions qui se posaient à l'époque. Il a été l'aumônier d'un groupe d'Action catholique, ainsi que celui des malades au sein de l'Association genevoise de Notre-Dame de Lourdes. Il a entamé un dialogue oecuménique,avec les pasteurs de la paroisse protestante, et s'engagera dans la réflexion du Synode diocésain de 1972.
Il était proche de la réalité de la vie participait aux diverses manifestations de la commune. Il était au courant des problèmes et savait dire le mot qui pouvait faire du bien. Sensible à l'injustice,adéquat avec le message évangélique, il sera un fervent défenseur des plus petits et des étrangers venus chercher du travail ici.
Sans renier ses origines, il s'est tellement intégré à Plan-les-Ouates qu'il a demandé, en 1958, d'en être originaire. Si influent dans ce coin de terre, une salle de la julienne, Maison des arts et de la culture inaugurée en août 2007, a été dédiée à l'abbé Vermot.
Décédé en 1984, le curé Vermot a marqué des générations et laissé un souvenir profond dans les coeurs et les esprits. Sa répartie spontanée par l'humour le rendra attachant. En effet, lorsque les souvenirs du curé Vermot remontent dans les mémoires, il y a des sourires qui se lisent sur les visages, des anecdotes qui surgissent du temps, et des rires qui finissent par éclater tellement y'en a a à raconter!
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